Hola los amigos,
Nous
voici de retour au Chili pour quelques jours, à Puerto Natales, point
de départ pour une belle randonnée itinérante dans le fameux parc de
Torres del Paine.
Puerto
Natales est une petite ville au bord d'un fjord, reliée au nord du
Chili par la mer. Pour venir ici par voie terrestre, il est obligatoire
de passer par l'Argentine. Des bateaux de ravitaillement accostent
régulièrement dans la petite bourgade, des bacs permettent de rejoindre
la rive opposée, les chaloupes sont amarrées dans le petit port de
pêche. Ambiance de bout du monde plutôt paisible, les montagnes
enneigées nous entourent, le vent souffle fort, et le ciel nuageux
laisse passer quelques rayons de soleil. Des images de Patagonie comme
nous les imaginions...
Originales les poubelles...
La
ville sert de halte aux randonneurs en partance pour le parc très prisé
de Torres del Paine. Plusieurs options s'offrent au visiteur, allant
d'une simple journée de visite en bus et bateau à 8-10 jours de
randonnée itinérante. Nous optons pour le circuit dit du "W", circuit
que nous effectuerons en autonomie sur quatre jours. Les prévisions
météo sont correctes, alors après de bonnes courses pour réunir
l'ensemble des victuailles nous accompagnant sur ce trek, nous voilà
prêts à partir.
Jour 1 : Glacier Grey
De
bon matin, nous prenons un bus nous menant de Puerto Natales au parc en
2h environ. Le vent est déjà fort, mais le ciel est magnifique ! Les
paysages sont somptueux : pampa verdoyante, quelques lacs ici et là et
le massif de Torres del Paine au loin qui se rapproche. Des guanacos
(cousin du lama) et des nandous (espèce d'autruche) gambadent
tranquillement dans ces grands espaces. L'entrée dans le parc est le
moment pour les gardes de sensibiliser les visiteurs sur le risque
d'incendie. Un incendie ravageur avait dévasté des centaines d'hectares
de forêt il y a quelques années à cause d'un touriste peu
précautionneux... Dans chaque camping, des espaces sont donc dédiés à la
cuisine, espaces en dehors desquels il est formellement interdit
d'allumer quelque feu que ce soit. Il est d'ailleurs même interdit de
fumer sur les sentiers. Vu le nombre de visiteurs quotidiens, ces
mesures de prévention ne semblent pas superflues.
Un guanaco parmi tant d'autres !
Nous
prenons ensuite un bateau pour traverser le lac Pehoe, un lac d'un bleu
turquoise magnifique sous ce beau soleil. Quel décor avec ces immenses
falaises bicolores qui se dressent devant nous !
Une montagne de sacs !
À
mi-journée nous débarquons à Paine Grande où nous plantons rapidement
la tente, laissons les gros sacs et partons en aller-retour en mode
léger en direction du glacier Grey pour l'après-midi. Sur les flancs du
massif, le sentier longe le lac Grey (gris) sur lequel dérivent
lentement quelques icebergs. Le glacier Grey au loin, qui semble se
diviser en deux langues plongeant dans le lac, paraît gigantesque.
Nous
parvenons au mirador, duquel la vue est imprenable sur le glacier. Nous
ne nous lassons pas d'observer ces géants de glace, l'effet de surprise
ne diminue pas. Nous n'aurons malheureusement pas le temps de continuer
plus haut, le sentier dominant et longeant le glacier doit pourtant
être fantastique.
Sur
le retour en direction de notre bivouac, nous avons la chance de
profiter des lumières de fin de journée sur un sentier quasi-déserté.
Ce
soir là, le bivouac est couvert de dizaines de tentes et une salle
hors-sac bien chauffée permet de manger à l'abri du vent, ce qui n'est
pas négligeable. Nous avons droit à un coucher de soleil splendide sur
les falaises vers 22h (et oui les journées sont très longues en ce
moment !). Suivi d'un lever de pleine lune derrière les Torres... Quelle
superbe première journée !
Jour 2 : Vallée des Français
Le
ciel est couvert en ce deuxième matin, nous plions le camp et partons
rejoindre le camping des Italiens à l'entrée de la vallée des Français à
2h30 de marche.
Nous longeons toujours le lac Pehoe mais, ce matin, sans soleil, il a moins d'éclat. Le fond de l'air est frais, nous avançons au milieu des arbustes et au pied des falaises qui se perdent dans les nuages.
Nous plantons la tente, et comme la veille, montons légers dans la vallée des Français pour l'après-midi.
Nous longeons toujours le lac Pehoe mais, ce matin, sans soleil, il a moins d'éclat. Le fond de l'air est frais, nous avançons au milieu des arbustes et au pied des falaises qui se perdent dans les nuages.
Nous plantons la tente, et comme la veille, montons légers dans la vallée des Français pour l'après-midi.
Le
sentier s'enfonce en direction d'un cirque infranchissable de faces
verticales. Des gros séracs de glace s'écroulent avec fracas depuis le
glacier suspendu qui surplombe la rive droite de la vallée. Des bruits
sourds comparables à des grondements de tonnerre retentissent à longueur
de journée. À chaque fois, nous avons le réflexe de regarder autour de
nous ce qu'il se passe, cherchant d'où provient le bruit et d'où tombe
la glace. Impressionnant et pas toujours très rassurant...
Et dos à nous !
Rive
gauche, des falaises verticales dominent les débats. Ces curieuses
formations géologiques interpellent par leurs deux couleurs clairement
superposées : ocres à leur base sur les deux premiers tiers tandis
qu'une roche violacée prend subitement le relai pour le dernier tiers.
Les lignes sont pures, très verticales et elles donneraient presque le
tournis depuis le bas...
Le
sentier s'arrête à un mirador, la suite étant inaccessible en ce
moment. Nous avons une vue sur toutes les falaises délimitant le cirque.
Le temps est malheureusement toujours nuageux, mais le plafond nuageux
n'étant pas trop bas, nous profitons de ce cadre si atypique.
Jour 3 : Torres del Paine
L'étape
du jour est longue, d'autant plus que nous portons notre chargement
presque tout du long contrairement aux deux précédentes journées.
Direction la dernière branche du "W", au pied des fameux Torres del
Paine.
Le
lac Pehoe est toujours aussi beau. Des puits de lumières l'éclairent
par moment, intensifiant sa couleur bleue turquoise. Nous longeons le
lac pendant quelques heures avant de bifurquer en direction des Torres.
Le
soleil arrive pour l'après-midi, il fait clairement chaud lorsque le
vent s'adoucit. Les rayonnements UV sont très intenses en Patagonie, il
vaut mieux rester prudent en abusant de crème solaire et de manches
longues. L'indice du jour a d'ailleurs de quoi faire peur...
Nous
sommes désormais sur l'itinéraire le plus fréquenté du parc. Le chemin
menant aux Torres est également parcouru à la journée par nombre de
visiteurs. L'engouement pour cette merveille chilienne est connu de
tous, alors nous ne pouvons que suivre le flot. Cette dernière vallée
est la plus étroite et dans un premier temps le chemin serpente à flanc
de coteau.
Nous
parvenons au camping Torre en fin d'après-midi et plantons rapidement
la tente, pas fâchés de trouver un petit emplacement encore disponible.
Le soleil est toujours de la partie, nous trouvons encore l'énergie de
monter jusqu'au point de vue le plus haut. Après 30 minutes d'ascension
plutôt raide, les tours se dévoilent au-dessus du petit lac glaciaire.
Quel décor imposant... L'idée fut bonne, car le lendemain les nuages
nous auraient empêchés de profiter pleinement de la vue. Nous ne restons
cependant pas bien longtemps au sommet, nous avons déjà perdu de
nombreux degrés et le vent s'est levé.
Jour 4 : Retour à Puerto Natales
La
lumière "parfaite" sur les Torres ne sera donc pas au menu de ce début
de matinée. Nous restons sur les belles images de la veille et prenons
tout notre temps ce matin pour plier bagages et redescendre.
Le
temps se lève finalement et la vallée se remplit doucement de ses
visiteurs quotidiens, nous descendons avec la vue au loin sur la pampa.
Nous retrouvons le fameux lac turquoise et des sommets au loin se
dégagent.
En
début d'après-midi nous sautons dans une première navette, puis une
deuxième, et sombrons tous dans un profond sommeil le temps du retour à
Puerto Natales. Le sourire aux lèvres, des souvenirs plein la tête, nous
bouclons ce séjour au Chili dans un restaurant où ceviche et saumon
nous feront le plus grand bien !
En attendant la deuxième navette, les tours nous font un dernier cadeau...
Au
final, ce fut un très beau circuit, sa réputation n'est plus à faire.
La boucle complète en "O" sur 8 jours environ doit être somptueuse. Mais
l'idée de partir 8 jours en autonomie et donc de porter les vivres
nécessaires nous a vite refroidis. Et puis les jours défilent, il nous
faut maintenant rejoindre Ushuaia sans trop tarder...
La bise itinérante

























































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